Quand vous naissez, vous êtes l'objet de toutes les distractions. C'est si mignon, un bébé. Mignon, ouais... Enfant on est presque heureux, trop naïf. En grandissant, on apprend qu'on vit dans un monde de requins. Nous sommes tous des requins, simplement il y a des requins plus gros mangeurs que d'autres. Dans la vie, sois tu bouffes, sois c'est toi qui te fais bouffer. Vous passerez votre vie à travailler, paraît que c'est la raison qui veut ça. Vous vivrez au sein d'un foyer tout ce qu'il y a de plus normal. Ni excentricité ni originalité. Vous vous direz que c'est ça, le bonheur. Le stéréotype de la parfaite petite famille rangée. Une maison un jardin, deux enfants un chien. Tous les samedi soirs vous irez au restaurant avec votre double, celui ou celle qui partage votre vie. Vous côtoierez des personnes de votre catégorie sociale persuadés que leur bonheur peut vous intéresser, et qui d'une voix tonitruante vous conteront leur journée. Ces gens feront couler le vin à flot, et vous supporterez leur rire gras. Pourtant vous sortirez de ce même restaurant persuadés que vous avez passé une bonne soirée et que vous et votre « âme s½ur » vous vous aimez ; alors vous irez faire l'amour sans entrain dans un lit froid, pour occuper votre soirée, pour vous persuader que votre petite vie est bien remplie. Vous enfanterez, comme pour vous assurer que votre sang continuera de couler dans les veines d'un individu qui supportera l'homme, l'humain tel qu'il est. Ah, la connerie humaine... Vous nierez les catastrophes écologiques, vous fumerez et jetterez vos mégots sur le sol, parce que vous aussi vous montrerez que vous êtes un rebelle et que vous n'avez peur de rien. Catastrophé par les impôts, l'argent sera votre principale préoccupation. Arrivés à la retraite vous partirez en club de vacances pour troisième âge, comme pour vous persuader que même ridé, on peut s'amuser. C'est ça, la vie. Pourtant, c'est bien de temps en temps. Parce qu'au beau milieu de tout ça vous connaîtrez des instants de bonheur, ces moments si particuliers où le malheur sait se faire oublier.
Cet article ne sert strictement à rien, je sais. Mais j'aime bien écrire. Tant pis si je passe pour la marginalisée de service fana de ton mélodramatique ^^